Aube dorée. Le livre noir du parti nazi grec

Aux éditions Syllepse. Collection “Mauvais Temps”.

Parution: mai 2014

Auteur: Dimitris Psarras (journaliste et chercheur)

Traduit du grec et annoté par Panos Angelopoulos

Présentation de l’auteur

– Le drapeau nazi flottera-t-il à nouveau sur le Parthénon ?

 – Une « Phalange » transformée en parti politique

– Prolégomènes à un cauchemar

Dimitris_Psarras_aube_doreeViolences, persécutions raciales, assassinats, complicités policières et étatiques, «interventions» auprès des employeurs pour qu’ils licencient les travailleurs étrangers et embauchent des chômeurs grecs, banques alimentaires réservées aux «Grecs d’abord»…

La Grèce est devenue le premier pays d’Europe à accueillir dans son Parlement un parti ouvertement nazi ayant obtenu le score non négligeable de 7% des suffrages exprimés.

Le brouillard qui avait couvert le pays depuis l’éclatement de la crise économique et l’application d’une politique-antisociale inédite au nom du «Mémorandum», se combinait avec la nuée noire d’une organisation qui fait d’Adolf Hitler son idole et de la violence de rue sa méthode d’ascension.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment cette extrême droite grecque, décriée et marginale il y a quelques années encore, parvient-elle à présent à dicter l’agenda politique en imposant ses choix radicaux au système partisan ? Comment avons-nous pu oublier la dictature ? Comment est-il possible que des citoyens de villages martyrisés par la SS votent pour un parti nazi ? Comment est-il possible que nous tolérions la dérision de l’Holocauste dans un pays dont l’écrasante majorité des citoyens juifs a été exterminée dans les camps ?

Ce livre apporte une première analyse du phénomène Aube Dorée. Cette organisation a revêtu des formes multiples depuis sa première apparition publique. Pourtant, pendant trois décennies, son noyau dur est resté invariable. Nikolaos Michaloliakos, son chef,   avait 19 ans lorsqu’il a été accusé pour la première fois d’avoir commis un acte illégal. Au cours de ces années et malgré quelques modifications ou plutôt des travestissements organisationnels, l’orientation de l’organisation est restée inflexible et basée sur les mêmes principes idéologiques et politiques.

Cette orientation est facilement repérable dans les documents de l’organisation. Certains affirment qu’en dernière analyse, elle exprime d’une manière originale la réaction du peuple face aux mesures inhumaines imposées par le gouvernement et la Troïka. D’autres se déclarent stupéfaits des performances médiatiques de l’organisation quand, par exemple, elle organise des distributions des vivres ou des banques du sang «pour les Grecs d’abord».

Notre point de départ est tout à fait différent. Nous considérons que la transformation en parti politique bienséant d’un groupe nazi relève d’un grand scandale politique.

Si nous dressons ici un inventaire détaillé de l’idéologie, de l’histoire et de l’action de l’Aube Dorée, c’est pour décrypter ce qui se cache derrière les tee-shirts noirs et les gros bras des bataillons d’assaut de cette organisation.

 Dimitri Psarras
Source: syllepse.net
  • “A travers un important travail sur les textes fondateurs et les archives du journal de l’organisation néonazie, Dimitris Psarras décrypte en outre l’idéologie et le révisionnisme d’un mouvement qui, dans une tentative de normalisation, réfute aujourd’hui les discours qu’il tenait hier. Il analyse les liens de l’organisation avec certains prélats de l’église orthodoxe et démontre comment, « sous le vernis idéologique gréco-orthodoxe » l’on retrouve « le paganisme national-socialiste ». Tout est passé au crible : symboles, modus operanti, slogan, références à la Grèce antique, culture de la violence, discours… Jusqu’aux paroles des chansons du groupe « Pogrom » dont fait partie le député Artemis Mathaiopoulos, un summum d’antisémitisme et d’apologie du nazisme.” Amélie Poinssot : « Décrypter l’extrême droite néonazie grecque, avec Dimitris Psarras » (extrait), mediapart.fr, 11/06/2014
La couverture de l'édition grecque de l'étude de Dimitris Psarras.

La couverture de l’édition grecque de l’étude de Dimitris Psarras.

Μάρτιος-Αύγουστος του 1943: Θεσσαλονίκη, επίκεντρο της καταστροφής των Εβραίων της Ελλάδας / Mars-août 1943 : Salonique, épicentre de la destruction des Juifs de Grèce

Έκθεση στο Μουσείο Mémorial de la Shoah, Παρίσι.

Διάρκεια της έκθεσης: 1η Δεκεμβρίου 2013 – 16 Μαρτίου 2014.

Εβραίοι της Θεσσαλονίκης βαδίζουν την οδό Εγνατία προς το γκέτο του Βαρώνου Χιρς, το οποίο είχε μετατραπεί σε διαμετακομιστικό στρατόπεδο για τους εκτοπισμούς προς το Άουσβιτς, κάτω από τα βλέμματα των Χριστιανών συμπολιτών τους. Θεσσαλονίκη, 1943. © Εβραϊκό Μουσείο Θεσσαλονίκης. / Des Juifs de Salonique marchent vers le ghetto Baron Hirsch, transformé en camp de transit avant les déportations vers Auschwitz. Salonique, Grèce, 1943. © Musée Juif de Thessalonique.

Εβραίοι της Θεσσαλονίκης βαδίζουν την οδό Εγνατία προς το γκέτο του Βαρώνου Χιρς, το οποίο είχε μετατραπεί σε διαμετακομιστικό στρατόπεδο για τους εκτοπισμούς προς το Άουσβιτς, κάτω από τα βλέμματα των Χριστιανών συμπολιτών τους. Θεσσαλονίκη, 1943. © Εβραϊκό Μουσείο Θεσσαλονίκης. / Des Juifs de Salonique marchent vers le ghetto Baron Hirsch, transformé en camp de transit avant les déportations vers Auschwitz. Salonique, Grèce, 1943. © Musée Juif de Thessalonique.

Τις παραμονές του Δευτέρου Παγκοσμίου Πόλεμου, η Θεσσαλονίκη – αποκαλούμενη «η Ιερουσαλήμ των Βαλκανίων» – αριθμεί 56.000 Εβραίους, ήτοι το 70% της εβραϊκής κοινότητας της Ελλάδας.

Στις 9 Απριλίου του 1941, οι Γερμανοί μπαίνουν στην πόλη θέτοντας σ’ εφαρμογή τα πρώτα αντισημιτικά μέτρα· στη συνέχεια, από τον Ιούλιο του 1942, αρχίζουν τις διώξεις και τους δημόσιους εξευτελισμούς. Τον επόμενο χρόνο, οι Εβραίοι συγκεντρώνονται σε γκέτο και στις 15 Μαρτίου του 1943 αναχωρεί ο πρώτος συρμός με προορισμό το Άουσβιτς-Μπίρκεναου, στην Πολωνία.

Μέσα σε μερικούς μήνες, από τον Μάρτιο μέχρι τον Αύγουστο, οι ναζί Ντήτερ Βισλιτσένι και Αλόις Μπρούνερ, σε συνεργασία με τον Μαξ Μέρτεν, αξιωματικό υπεύθυνο των σχέσεων με τον τοπικό πληθυσμό, οργανώνουν τον εκτοπισμό του συνόλου σχεδόν της εβραϊκής κοινότητας της Θεσσαλονίκης. Συνολικά εκτοπίστηκαν περισσότεροι από 48.000 θεσσαλονικείς Εβραίοι, ενώ επέστρεψαν λιγότεροι από 2.000.

70 χρόνια μετά, η παρούσα έκθεση ανατρέχει στους μήνες κατά τη διάρκεια των οποίων η Θεσσαλονίκη έγινε – μετά από 450 και πλέον χρόνια σεφαραδίτικης ζωής – Judenrein (χωρίς Εβραίους). Τα αρχειακά ντοκουμέντα, οι φωτογραφίες και τα αντικείμενα που εκτίθενται για πρώτη φορά στο Μουσείο Mémorial de la Shoah αναπαριστούν μια σχεδόν άγνωστη στην Γαλλία πτυχή της ιστορίας του Ολοκαυτώματος.

Η έκθεση παρουσιάζει και δάνεια του Εβραϊκού Μουσείου Θεσσαλονίκης.

Επιστημονική επιμέλεια: Λεόν Σαλτιέλ, υποψήφιος Διδάκτορας Σύγχρονης Ελληνικής Ιστορίας, Πανεπιστήμιο Μακεδονίας, Θεσσαλονίκη.

Συντονισμός και έρευνα: Sophie Nagiscarde και Caroline François, Mémorial de la Shoah.

Είσοδος ελεύθερη

Μετάφραση από τα γαλλικά: Δημήτρης Κράββαρης. Θερμές ευχαριστίες στον Λεόν Σαλτιέλ για την συμβολή του στη διαμόρφωση του παρόντος κειμένου.

Exposition DOSSIER au Mémorial de la Shoah, Paris

du 1er décembre 2013 au 16 mars 2014

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Salonique, surnommée « La Jérusalem des Balkans », abrite 56 000 Juifs, soit 70% de la communauté juive de Grèce.

Le 9 avril 1941, les Allemands entrent dans la ville et mettent en place les premières mesures antisémites puis, à partir de juillet 1942, les persécutions et les humiliations collectives. Deux ans plus tard, les Juifs sont rassemblés dans un ghetto, et le 15 mars 1943 le premier convoi part vers Auschwitz-Birkenau, en Pologne.

En quelques mois, de mars à août, la déportation de la quasi-totalité de la communauté juive de Salonique est organisée par les nazis Dieter Wisliceny et Aloïs Brunner, avec Max Merten, officier en charge des Affaires civiles. Au total, plus de 48 000 Juifs de Salonique sont déportés ; moins de 2 000 reviendront.

70 ans après, l’exposition revient sur les quelques mois durant lesquels Salonique devint, après plus de 450 ans de vie séfarade, Judenrein (sans Juifs). Les documents d’archives, photographies et objets présentés pour la première fois au Mémorial illustrent un aspect peu connu en France de l’histoire de la Shoah.

Exposition présentée avec les prêts du Musée juif de Thessalonique.

Commissariat scientifique :

Léon Saltiel, doctorant en histoire contemporaine grecque, université de Macédoine, Thessalonique.

Coordination et recherches :

Sophie Nagiscarde et Caroline François, Mémorial de la Shoah.

Entrée libre

niveau Crypte et entresol

via memorialdelashoah.org

Grèce: Savvas Mikhail Matsas et Constantin Moutzouris relaxés

Savvas-Mikhail-Procès-Athènes-2013

Savvas Mikhail Matsas hier, à l’entrée du bâtiment du Tribunal d’Athènes (Source: https://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1488439).

Constantin Moutzouris, ancien recteur de l’université d’Athènes, et Savvas Mikhail Matsas, intellectuel juif et militant de gauche, ont été relaxés aujourd’hui par le tribunal d’Athènes. Le parti néonazi grec “Aube dorée” avait porté plainte contre eux pour diffamation, incitation à la violence et atteinte à la paix civile. Le tribunal a estimé qu’aucun des délits n’était constitué.

Toutefois, la question qui se pose est la suivante: Pourquoi la justice grecque a-t-elle retenu la plainte du parti néonazi contre un philosophe juif qui n’a fait qu’appeler à la lutte contre la barbarie, tandis que les nazis “continuent à agresser et poignarder des migrants, des homosexuels et des militants de gauche en toute impunité”?.

Nous vous proposons de voir la vidéo ci-dessous qui montre Savvas Mikhail Matsas savourant sa victoire en sortant du tribunal (source: Left.gr). On notera la présence de plusieurs sympathisants qui ont scandé des slogans contre le fascisme.

Αλληλεγγύη στους Σάββα Μιχαήλ και Κωνσταντίνο Μουτζούρη / Solidarité avec Savas Mikhail et Constantin Moutzouri

ΕΕΚ: Να απορριφθεί η μήνυση των ναζιστών (συλλογή υπογραφών)

ΨΗΦΙΣΜΑ ΑΛΛΗΛΕΓΓΥΗΣ


i-friki-mias-parodias1Να απορριφθεί η μήνυση των ναζιστών – Να παύσει κάθε δίωξη κατά του γραμματέα του EEK Σάββα Mιχαήλ και του πρώην πρύτανη του EMΠ Kων/νου Mουτζούρη.

Η Ναζιστική «Χρυσή Αυγή» κατέθεσε το 2009, μετά τα βίαια επεισόδια που προκάλεσε στον Άγιο Παντελεήμονα Αθηνών, μηνυτήρια αναφορά εναντίον όλης της ελληνικής Αριστεράς, διαφόρων συλλογικοτήτων και μεμονωμένων προσωπικοτήτων, μαζί και κατά του Σάββα Μιχαήλ-Μάτσα, γενικού γραμματέα του ΕΕΚ, κατηγορώντας τον για μια προκήρυξη του ΕΕΚ που δημοσιεύτηκε στη Νέα Προοπτική και η οποία, σύμφωνα με τους Ναζί, ενέχονταν για «συκοφαντική δυσφήμιση», «διέγερση σε βιαιοπραγίες και αμοιβαία διχόνοια» και «διατάραξη της κοινής ειρήνης».

Αργότερα, τον Δεκέμβριο του 2012, μετά από μια σειρά ομιλιών του Σάββα Μιχαήλ σε αντιφασιστικές εκδηλώσεις, οι Ναζί κυκλοφορούν στο διαδίκτυο ένα κατάπτυστο λίβελλο με φωτογραφίες του γραμματέα του ΕΕΚ και με το δολοφονικό αντισημιτικό κάλεσμα «Λιώστε το Εβραϊκό σκουλήκι». Λίγο πριν, τον Νοέμβριο του 2012, οι ελληνικές κρατικές εισαγγελικές αρχές δέχτηκαν την μήνυση της ΧΑ του 2009 και διέταξαν ανακρίσεις από την ΓΑΔΑ. Τώρα, τον Ιούνιο του 2013, παραπέμπουν σε δίκη, από όλο τον μακρύ κατάλογο των μηνυομένων, κατ’ επιλογή, τον Σάββα Μιχαήλ και τον πρώην Πρύτανη του Εθνικού Μετσοβείου Πολυτεχνείου κ. Kωνσταντίνο Μουτζούρη, τον οποίον κατηγορούν ότι επέτρεπε την λειτουργία του εναλλακτικού ιστότοπου Athens Indymedia από τον χώρο του Πολυτεχνείου. Η δίκη θα διεξαχθεί στο Πρώτο Mονομελές Πλημ/κείο Αθηνών στις 3 Σεπτεμβρίου 2013, στις 9 π.μ.

Καταγγέλλουμε αποφασιστικά το κυνήγι μαγισσών που οργανώνουν οι Ναζί με τη σύμπραξη των Ελληνικών αρχών και απαιτούμε την παύση της δίωξης του Σάββα Μιχαήλ, του πρώην πρύτανη κ. Μουτζούρη και όλων των αντιφασιστών.

  • Συλλογή υπογραφών εδώ.

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RESOLUTION OF SOLIDARITY

To reject the Nazi lawsuit – To cease all charges against the Secretary of EEK Savvas Michail and the former Rector of the National Polytechnical University Konstantinos Moutzouris.

The Nazi “Golden Dawn” in 2009, after the violent incidents that caused to Agios Panteleimonas district of Athens, submitted a criminal complaint against the entire Greek Left, various collectives, individual personalities and also Savvas Michail Matsas, general secretary of ΕΕΚ, accusing him for a leaflet of EΕΚ published at Nea Prooptiki (EEK’s newspaper), which, according to the Nazis posed to “slandering”, “agitation to violence and mutual discord” and “breach of the public peace”.

Later, in December 2012, after a some series of speeches by Savvas Michail in antifascist events, the Nazis circulated on the internet a despicable libel with photos of the Secretary of EΕΚ with a murderous anti-Semitic call “Melt the Jewish worm”. Shortly before, in November 2012, the Greek state prosecutors accepted the lawsuit of the Golden Dawn in 2009 and ordered interrogations from the police headquarters in Athens. Now, in June 2013, they indict, from the entire long list of sued, by choice, Savvas Michail and the former Rector of the National Polytechnical University, Mr. Konstantinos Mountzouris, whom they accuse of allowing the operation of the alternative site Athens Indymedia from the University. The trial will be conducted at the First Single Criminal Court of Athens on September 3, 2013, at 9 am.

We decisively denounce the witch hunting organized by the Nazis in partnership with the Greek authorities and we demand the cessation of the persecution of Savvas Michail, of the former rector Mr. Mountzouris and of all the antifascists.

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Grèce: l’antisémitisme fait-il la loi?

Une intervention de Michael Löwy

02.07.2013

Un marxiste juif est traîné devant les tribunaux, accusé par les nazis de les avoir « calomniés ». Sommes-nous en Allemagne en 1933? Pas du tout: il s’agit de la Grèce « démocratique » (avec beaucoup de guillemets) de 2013… L’accusé en question s’appelle Savas Mikhail, brillant intellectuel et dirigeant d’une des organisations de la gauche marxiste-révolutionnaire grecque.

Savas Mikhail est un penseur a-typique et parfaitement « hors normes » : juif grec anti-sioniste et internationaliste, il est l’ auteur d’une œuvre considérable, inclassable, quelque part entre littérature, philosophie et lutte de classes, qui se distingue par l’originalité et le dynamisme de sa démarche. La première chose qui impressionne le lecteur de ses écrits c’est son immense culture : l’auteur connaît de près la Bible, le Talmud, la Kabbale, le théatre grec ancien, la littérature européenne, la philosophie française contemporaine, la poésie grecque moderne, Hegel et Marx – sans parler de Trotsky, sa principale boussole politique – on pourrait allonger la liste.

[…]

Savas Mikhail n’a jamais caché ses convictions anti-fascistes, et n’a pas cessé, ces dernières années, de dénoncer les activités néfastes de l’organisation néo-nazie « Aube Dorée » (Chryssi Avghi) – qui aurait dû s’appeler plutôt « Crépuscule Sanglant ». Or, en 2009, cette organisation qui se réclame avec insistance de l’héritage du Troisième Reich, a présenté, devant la Justice grecque, un protocole d’accusation contre un grand nombre de personnalités de différents courants de la gauche et l’extrême-gauche grecque. Par décision du Procureur – nommé par le gouvernement hégemonisé par la droite néo-libérale – la police a convoqué en 2012 ces personnalités pour un interrogatoire. D’un commun accord ils ont tous refusé, mais ont envoyé des déclarations légale réfutant les accusations. Après examen de ses documents, le Procureur a décidé de traîner devant les tribunaux deux de ces personnes : Savas Mikhail et l’ancien doyen de l’Ecole Polytechnique, Constantin Moutzouri, accusé d’avoir permis à Indymedia, un media social alternatif, d’utiliser les installations de l’Ecole pour ses émissions. Savas Mikhail a été pour sa part accusé de « diffamation » envers les néo-nazis – pour les avoir traité de criminels – d’ « incitation à la violence » – pour avoir appelé à combattre le fascisme – et de « atteinte à la paix civile », pour avoir appelle, dans un tract, à manifester contre Chryssi Avghi. Pendant ce temps, les néo-nazis grecs menaient une campagne antisémite forcenée contre Savas Mikhail, en le dénonçant dans leurs moyens de communication comme « un agent de la conspiration juive mondiale contre la Nation grecque, pour provoquer une guerre civile et établir un régime judéo-bolchévique ». Sinistre impression de déjà-vu…

[…]

  • Lire l’intégralité de l’article sur Mediapart.fr. Signez la pétition ici.

Radio Sefarad: Desde Grecia, akí Salónika, 68: Kadish por Salónica (70º aniversario de la 1ª deportación hacia Auschwitz-Birkenau) – Ceremonia en memoria de los “elévos djudios” del Liceo Francés de Salónica que nunca regresaron…(3ª parte) (18/4/2013) / Kadish για την Θεσσαλονίκη. 70 χρόνια από την αναχώρηση του πρώτου συρμού με προορισμό τα ναζιστικά στρατόπεδα εξόντωσης Άουσβιτς-Μπίρκεναου, Γ΄ μέρος

Thessaloniki-march-2013

Desde Grecia Akí, Salonika se realiza en memoria de Sabby Cohen Z”L 1903-1944 Monastir, Salónica, Auschwitz mártir de la Shoá. Recuerda el sufrimiento y honra la vida de su amada esposa Germain – Matalón (1910), Salónica.

En la madrugada del 15 de Marzo de 1943 partiría el primer tren desde Salónica hacia Auschwitz-Birkenau con 2.800 tesalonicenses judíos. 70 años después, entre el 15 al 17 de marzo, el Congreso Judío Mundial, la Embajada de Israel en Grecia, la Comunidad Judía, la Municipalidad, la Universidad Aristóteles, el Consulado General y el Instituto Francés de Salónica, junto al Interfaith Intercultural Dialogue Group, rindieron honores a la memoria de las víctimas de la Shóa en el marco de las conmemoraciones oficiales y eventos paralelos. ¡Recordaron! (3ª parte).

Η εκπομπή Desde Grecia, Akí Salónica* πραγματοποιείται στη μνήμη του Σάμπυ Κοέν Z”L (1903-1944) Μοναστήρι, Σαλόνικα, Άουσβιτς, μάρτυρα του Ολοκαυτώματος. Θυμάται τα βάσανα και τιμά τη ζωή της αγαπημένης του συζύγου Ζερμαίν Ματαλών (1910?), Θεσσαλονίκη.

Το πρωινό της 15 του Μάρτη του 1943 θα αναχωρήσει ο πρώτος συρμός από τη Θεσσαλονίκη για το Άουσβιτς-Μπιρκενάου, με 2.800 Θεσσαλονικείς Εβραίους. 70 χρόνια μετά, μεταξύ 15 – 17 Μαρτίου, το Παγκόσμιο Εβραϊκό Συνέδριο (WJC), η Πρεσβεία του Κράτους του Ισραήλ στην Ελλάδα, η Ισραηλιτική Κοινότητα, το Γενικό Προξενείο και το Γαλλικό Ινστιτούτο της Θεσσαλονίκης μαζί με την Ομάδα Διαθρησκειακός Διαπολιτισμικός Διάλογος, απότισαν φόρο τιμής στη μνήμη των θυμάτων του Ολοκαυτώματος, στο πλαίσιο των επίσημων και παράλληλων εκδηλώσεων.

Hoy escucharan las entrevistas al Dr. Julio Schlosser, presidente de la Delegación de Asociaciones Israelitas Argentinas (DAIA) y Claudio Epelman, director ejecutivo del Congreso Judío Latinoamericano, quienes honraron con su presencia estos días de recordación en Salónica. [ESP]

– Maurice Ravel – Kádish [HEB]

Σήμερα θα ακούσουμε τις συνεντεύξεις των Dr. Julio Schlosser, προέδρου της Αντιπροσωπείας των Εβραϊκών Ενώσεων της Αργεντινής (DAIA) και του Claudio Epelman, εκτελεστικού διευθυντή του Λατινοαμερικάνικου Εβραϊκού Συνεδρίου, που τίμησαν με την παρουσία τους αυτές τις ημέρες μνήμης στη Θεσσαλονίκη. [ESP]

Ακούγεται: – Μωρίς Ραβέλ – Καντίς [HEB]

Hommage à la mémoire des élèves et anciens élèves de l'Ecole Française de Thessalonique disparus en déportation en 1943-44 (via https://www.facebook.com/media/set/?set=a.474916142562895.1073741827.431860180201825&type=1)

Hommage à la mémoire des élèves et anciens élèves de l’Ecole Française de Thessalonique disparus en déportation en 1943-44 (via facebook.com /Institut français de Thessalonique-Officiel Γαλλικό Ινστιτούτο Θεσσαλονίκης)

– Ceremonia en memoria de los “elevos djudios” del Lycee France… que nunca regresaron a las aulas de clase. Salla Allatine-Dassault. Con el apoyo de la Comunidad Judía, la Parroquia de la Inmaculada Concepción de Salónica. 15-3-2013.

Eli – Eli, interpreta Ma. Francisca Rocca A. , Adio kerida con Elias Nachmias.

Maria Spanoudi: “Hoy 15 de Marzo de 2013 la Escuela Francesa, el Instituto Francés, el Consulado General de Francia de Salónica con iniciativa del grupo Interfaith Intercultural Diaologue Group. honran la memoria de los alumnos, egresados y sus padres con la presencia del violinista, Maestro Ivry Gitlis.

Τελετή στη μνήμη των Εβραίων μαθητών του Γαλλικού Λυκείου… που ποτέ δεν επέστρεψαν στις τάξεις τους. Αίθουσα Αλλατίνη-Ντασσώ. Με την υποστήριξη της Ισραηλιτικής Κοινότητας και της Ενορίας της Αμιάντου Συλλήψεως της Θεσσαλονίκης. Ομάδα Διαθρησκειακός Διάλογος. 15-3-2013.

Ακούγονται: Ελί-Ελί, με τη Μα. Φραντζέσκα Ρόκκα Α και. Adio kerida, με τον Ηλία Ναχμία, βιολί.

Μαρία Σπανούδη:«Σήμερα, την 15η Μαρτίου 2013, το Γαλλικό Σχολείο, το Γαλλικό Ινστιτούτο, το Γενικό Προξενείο της Γαλλίας στη Θεσσαλονίκη, με πρωτοβουλία της Ομάδας Διαπολιτισμικού και Διαθρησκευτικού Διαλόγου, αποτίουν φόρο τιμής στη μνήμη των Εβραίων μαθητών και αποφοίτων του σχολείου και των γονιών τους, παρουσία του Μαέστρου βιολιστή Ίβρυ Γκίτλις».

Christophe Le RIGOLEUR, Cónsul General de Francia y Director del instituto Francés: “El objetivo de la Mission Laïque Francaise que creo está escuela, era recibir a todos los niños sin ninguna discriminación o división. En nuestra institución estudió un número grande de alumnos judíos, más de la mitad de los alumnos del Lycee, como era de esperar, no se salvaron de la barbarie que inundó a toda Europa durante la II Guerra Mundial. Con profundas raíces en la ciudad de Salónica, la Escuela Francesa se vió afectada por la deportación y exterminación de la población judía. 70 años después es nuestro deber honrar a esos niños y sus familias, es nuestra obligación recordar las sonrisas infantiles que se detuvieron por siempre gracias al odio y la barbarie. Es nuestro deber, desde el momento en que los cimientos de Europa tiemblan por la crisis, recordar que nunca nada puede justificar la humillación de la esencia humana. Agradezco su presencia en esta ceremonia de recordación”. La ceremonia finalizó con un minuto de silencio y ofrenda floral.

Christophe Le Rigoleur, Γενικός Πρόξενος της Γαλλίας στη Θεσσαλονίκη και Διευθυντής του Γαλλικού Ινστιτούτου: 

«Ήταν θεμελιώδης αρχή της Mission Laïque Française, που δημιούργησε αυτό το σχολείο, να δέχεται όλα τα παιδιά, χωρίς καμία διάκριση και διαχωρισμό. Φιλοξενώντας μεγάλο αριθμό εβραίων μαθητών, περισσότερους από τους μισούς μαθητές, το Γαλλικό Σχολείο, όπως ήταν φυσικό, δε γλίτωσε από τη βαρβαρότητα που έπληξε όλη την Ευρώπη κατά τη διάρκεια του Δευτέρου Παγκοσμίου Πολέμου. Βαθιά ριζωμένο στην πόλη, το Γαλλικό Σχολείο Θεσσαλονίκης επηρεάστηκε άμεσα από την απέλαση και την εξόντωση του εβραϊκού πληθυσμού. Εβδομήντα χρόνια αργότερα, είναι χρέος μας να αποτίσουμε φόρο τιμής σε αυτά τα παιδιά και τις οικογένειές τους. Είναι καθήκον μας να θυμηθούμε τα παιδικά γέλια που σταμάτησαν για πάντα από το μίσος και τη θηριωδία. Είναι υποχρέωσή μας, τη στιγμή που η Ευρώπη κλονίζεται συθέμελα από την κρίση, να υπενθυμίσουμε στον εαυτό μας ότι ποτέ, τίποτα, δεν μπορεί να δικαιολογήσει τον ευτελισμό της ανθρώπινης υπόστασης. Σας ευχαριστώ όλους που παρευρεθήκατε σε αυτήν την τελετή μνήμης και περισυλλογής». [GR][ESP][FR]

Η τελετή έκλεισε με την τήρηση ενός λεπτού σιγής και κατάθεση στεφάνων.

Cérémonie à la mémoire des élèves juifs de l’Ecole française de Thessalonique: Le 15 mars 1943, les premiers convois à destination d’Auschwitz quittèrent Thessalonique. L’extermination de l’importante communauté juive de Thessalonique venait de se mettre en marche et, avec elle, toute une partie de l’histoire de la ville, marquée par la présence juive depuis le 16e siècle, commençait à s’effacer.

L’Ecole française de Thessalonique, “le lycée” comme la population locale l’appelait alors, accueillait de nombreux élèves juifs expliquant ainsi en partie la francophonie de la communauté juive et les liens que celle-ci entretenait avec la France. La déportation de la population juive de Thessalonique fut un choc sans précédent pour l’Ecole française qui perdit la moitié de ses élèves, qui ne revinrent jamais des camps de concentration nazis.

En 2003, à l’occasion du 60e anniversaire de cette date tragique, l’Ecole française de Thessalonique avait inauguré une plaque commémorative, en trois langues (français, grec et judéo-espagnol), à la mémoire de ces enfants déportés et de leurs familles.

Cette année, pour le 70e anniversaire du premier convoi à destination d’Auschwitz, le Consulat général de France, l’Institut français de Thessalonique, le Groupe de Dialogue Interculturel et Inter-religieux et l’Ecole française de Thessalonique ont organisé une cérémonie du souvenir, en présence des autorités locales, des membres de la communauté juive de Thessalonique, d’un représentant du CRIF et du célèbre violoniste israélien Ivry Gitlis.

Cette cérémonie de recueillement a été suivie par un master-class donné par M. Ivry Gitlis à de jeunes violonistes des conservatoires thessaloniciens. [via ambafrance-gr.org]

[GR] [ESP] -65 Años del estado de Israel. Yom Haazmaut. “Esperanza” Hatikva – Interpretan Ivry Gitlis y Alexandros Halapsis con María Francisca Rocca Arbeláez, Maria Anastasiadou, Despina Kornilaki, Ioannis Iakovoglou, Stefanos Arzoumanidis, Dimitrios Kakkos. Orquestación, Jean Christophe Charron. Asistencia de Elías Frezis. 70º Aniversario de la 1ª deportación de tesalonicenses Judíos hacia los campos de la muerte. Sinagoga “Monastiriotes”, Salónica 17-3-2013.

Fotos: Mihalis Vlavianos, WJC.

– 65 χρόνια του Κράτους του Ισραήλ. Yom Haazmaut. “Ελπίδα” (Hatikva). Ερμηνεύει ο Ivry Gitlis και ο Αλέξανδρος Χαλάψης, με τους: Maria Francisca Rocca Arbeláez, Μαρία Αναστασιάδου, ​​Δέσποινα Κορνηλάκη, Ιωάννη Ιακωβόγλου, Στέφανο Αρζουμανίδη, Δημήτρη Κάκκο. Ενορχήστρωση, Jean Christophe Charron. Υποστήριξη, Ηλίας Φρεζής. Από την 70ή επέτειο του πρώτου εκτοπισμού των Θεσσαλονικιών Εβραίων στα στρατόπεδα του θανάτου. Συναγωγή «Μοναστηριωτών», Θεσσαλονίκη 17.03.2013.

Φωτογραφίες: Μιχάλης Βλαβιανός – WJC

Για να ακούσετε την εκπομπή, πατήστε εδώ. / Haga clic en el enlace.

*Έρευνα, παραγωγή, φωτογραφία: Angela Ma. Arbeláez. Επικεφαλής της Ομάδας Διαπολιτισμικού-Διαθρησκειακός Διαλόγου ©®Interfaith Intercultural Dialogue Group –under one sky

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L’EGAM appelle à une marche silencieuse à Athènes contre le racisme, l’antisémitisme et le néo-Nazisme

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Ensemble en Europe pour la démocratie,

contre le racisme, l’antisémitisme et le néo-Nazisme !

Le racisme, l’antisémitisme et le néo-Nazisme se développent, en Grèce comme ailleurs en Europe, sans que les démocrates ne se mobilisent avec force et détermination.

Les discours racistes, antisémites et négationnistes et les passages à l’acte violents qui se multiplient en Grèce menacent les valeurs fondamentales de la démocratie, dans le pays même où elle est née.

Cela ne doit pas être considéré comme une conséquence « naturelle » et négligeable de la crise économique et sociale qui frappe le pays de plein fouet, non seulement parce que le respect des Droits de l’Homme est fondamental pour une société démocratique, mais aussi parce que la crise ne va pas s’arrêter demain.

Face à la situation intolérable que connaît la Grèce aujourd’hui, nous, dirigeants de la société civile, intellectuels, artistes, citoyens engagés dans la vie sociale et politique, disons ensemble et avec force : « Assez ! ».

Assez d’agressions racistes ! Assez de collusion entre la police et les nervis néo-Nazis d’Aube Dorée ! Assez de déclarations racistes, antisémites et négationnistes ! Assez de la passivité de la Justice ! Assez de la permissivité, de la protection et du soutien de fait apportés aux gangsters d’Aube Dorée !

Ils ne se nourrissent que de l’indifférence et des faiblesses des démocrates.

Soyons clairs : combattre le racisme, l’antisémitisme et le néo-Nazisme en Grèce, ce n’est pas combattre la Grèce, c’est combattre cette idéologie de la haine qui se déploie sur tout le continent.

C’est faire partie du grand combat européen pour la démocratie. C’est apporter un soutien à tous ceux qui, ailleurs en Europe, partagent ce combat et qui ont besoin que les démocrates se mobilisent en Grèce. C’est offrir à tous, et en particulier aux plus jeunes, un espoir et une perspective d’avenir autre que l’horizon indépassable du remboursement de la dette. C’est faire vivre le rêve européen, celui d’un continent véritablement démocratique car débarrassé du racisme et de l’antisémitisme.

Dans ce grand et beau combat, l’Europe doit s’engager, car les politiques européennes imposées à la Grèce, notamment en matière d’immigration et d’austérité, créent les conditions de déploiement du néo-Nazisme.

Les dirigeants politiques grecs doivent s’engager, car le dysfonctionnement de certaines institutions étatiques comme l’indifférence voire le soutien de fait apportés à Aube Dorée contribuent à la permissivité avec laquelle les actes et discours racistes se multiplient.

Toute la société doit s’engager. Tous les individus ont la responsabilité de dire « Assez ! », de faire comprendre aux néo-Nazis qu’il y a des limites que la démocratie impose et que les démocrates sont déterminés à les faire respecter.

C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui sont épris de justice, de liberté et d’égalité à nous rejoindre et à exprimer leur attachement à la démocratie et leur rejet du racisme, de l’antisémitisme et du néo-Nazisme en marchant ensemble et silencieusement, le samedi 15 décembre, à partir de 15h, du Parlement à l’Acropole.

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Μαζί στην Ευρώπη για την δημοκρατία

Ενάντια στoν ρατσισμό, τον αντισημιτισμό και τον νεοναζισμό!

Ο ρατσισμός, ο αντισημιτισμός και ο νεοναζισμός αναπτύσσονται, στην Ελλάδα αλλά και αλλού στην Ευρώπη, χωρίς ωστόσο οι δημοκρατικές δυνάμεις να κινητοποιούνται δυναμικά και αποφασιστικά

Η ρατσιστική, αντισημιτική και νεοναζιστική ρητορική καθώς και οι πράξεις βίας που πολλαπλασιάζονται στην Ελλάδα απειλούν τις θεμελιώδεις αξίες της δημοκρατίας στην ίδια τη χώρα όπου αυτή γεννήθηκε.

Αυτή η εξέλιξη δεν μπορεί να αντιμετωπίζεται ως μια «φυσική» και ασήμαντη συνέπεια της οικονομικής και κοινωνικής κρίσης που μαστίζει τη χώρα, όχι μόνο επειδή τα Ανθρώπινα Δικαιώματα αποτελούν θεμέλιο για κάθε δημοκρατική κοινωνία αλλά και επειδή η κρίση δεν είναι κάτι που θα ξεπεραστεί σύντομα.

Ενώπιον της απαράδεκτης κατάστασης που βιώνει σήμερα η Ελλάδα, εμείς, ακτιβιστές της κοινωνίας πολιτών, διανοούμενοι, καλλιτέχνες, ενεργοί πολίτες στην κοινωνική και πολιτική ζωή, λέμε όλοι μαζί με μια φωνή «Φτάνει πια!»

Φτάνει με τις ρατσιστικές επιθέσεις! Φτάνει με τη συνέργια μεταξύ αστυνομικών και νεοναζί μπράβων της Χρυσής Αυγής! Φτάνει με τις ρατσιστικές και αντισημιτικές δηλώσεις! Φτάνει με την παθητικότητα των εισαγγελικών και δικαστικών αρχών! Φτάνει με την ανοχή, την προστασία και την υποστήριξη που απολαμβάνουν οι γάνγκστερ της Χρυσής Αυγής!

Oλα αυτά τροφοδοτούνται από την αδιαφορία και τις αδυναμίες των δημοκρατικών δυνάμεων.

Ας είμαστε σαφείς : Όταν πολεμάει κανείς τον ρατσισμό, τον αντισημιτισμό και τον νεοναζισμό στην Ελλάδα, δεν σημαίνει ότι πολεμάει την Ελλάδα. Σημαίνει ότι πολεμάει την ιδεολογία του μίσους που εξαπλώνεται από άκρη σε άκρη της Ευρώπης.

Σημαίνει ότι συμμετέχει στην μεγάλη ευρωπαϊκή μάχη για την δημοκρατία. Σημαίνει ότι στηρίζει αυτούς που, παντού στην Ευρώπη, συμμερίζονται αυτή τη μάχη και έχουν ανάγκη την κινητοποίηση των δημοκρατικών δυνάμεων στην Ελλάδα. Σημαίνει ότι δίνει σε όλους, και κυρίως στους νεότερους, μια ελπίδα και μια προοπτική για το μέλλον διαφορετική από αυτήν του αδιαπέραστου ορίζοντα της αποπληρωμής του χρέους. Σημαίνει ότι παλεύει για το ευρωπαϊκό όνειρο, αυτό μιας ηπείρου πραγματικά δημοκρατικής, απαλλαγμένης από τον ρατσισμό και τον αντισημιτισμό.

Σε αυτή την μεγάλη μάχη, η Ευρώπη πρέπει να αναλάβει τις ευθύνες της, γιατί οι ευρωπαϊκές πολιτικές που επιβάλλονται στην Ελλάδα, κυρίως σε ό,τι αφορά στην λιτότητα και στη μετανάστευση, δημιουργούν τις συνθήκες για την εξάπλωση του νεοναζισμού.

Οι Έλληνες πολιτικοί πρέπει να αναλάβουν τις ευθύνες τους, γιατί η δυσλειτουργία ορισμένων κρατικών θεσμών αλλά και η αδιαφορία μέχρι και η υποστήριξη που απολαμβάνει η Χρυσή Αυγή αποτελούν τη βάση για την ανεκτικότητα με την οποία αντιμετωπίζονται η ρητορική και οι πράξεις μίσους.

Ολόκληρη η κοινωνία πρέπει να αναλάβει τις ευθύνες της. Όλοι οι πολίτες έχουν προσωπικό καθήκον να πουν «Φτάνει πια!», να δώσουν στους νεοναζί να καταλάβουν ότι υπάρχουν όρια τα οποία θέτει η δημοκρατία και τα οποία οι πολίτες είναι αποφασισμένοι να προασπιστούν.

Γι’ αυτό απευθυνόμαστε σε όλους εκείνους που εμπνέονται από τις αρχές της δικαιοσύνης, της ελευθερίας και της ισότητας, καλώντας τους να ενωθούν μαζί μας, για να εκφράσουν την πίστη τους στη δημοκρατία και την απόρριψη του ρατσισμού, του αντισημιτισμού και του νεοναζισμού και να συμμετάσχουν σε σιωπηλή πορεία διαμαρτυρίας από τη Βουλή των Ελλήνων προς την Ακρόπολη, το Σάββατο 15 Δεκεμβρίου, στις 3 το μεσημέρι.

  • Le site Internet d’EGAM: egam.eu.

Grèce : les néonazis « nettoient » Athènes et font du « travail social »

Bêtise ou complaisance ? L’intervention de la journaliste Alexia Kefalas sur le plateau de « C dans l’air » du 22 mai est étonnante. La correspondante de France 24, du Figaro ou encore France Culture en Grèce a tout l’air de trouver que les néonazis d’Aube dorée se rendent utiles.

Pour elle, les ratonnades ont permis de « nettoyer » les quartiers athéniens et les squats d’immigrés. A plusieurs reprises, elle parle du « travail social » qu’ils mènent. Quant au salut rituel de ce parti, « ce n’est pas du tout celui de Hitler ». Car « eux considérent que c’est un salut grec antique ».

« L’Aube dorée est connue comme étant un groupe qui passe à tabac les immigrés dans les rues d’Athènes, qui ont nettoyé, entre guillemets, les places des vieux quartiers d’Athènes où des personnes âgées habitent et qui avaient peur de sortir de chez eux et qui, maintenant, se sentent rassurés. Il y a tellement eu de ratonnades dans ces quartiers que maintenant, les immigrés ont tellement peur qu’ils laissent tranquille tout le monde. Ils sont plus sur la place, ils sont plus sur les aires de jeux.

– Vous nous dites qu’ils ont eu un rôle social et ont été plus efficaces que la police ?

– Mais plus que tout en fait. […] [Les immigrés] se retrouvent dans les rues d’Athènes, et forcément ils ont leurs rites, leurs coutumes, ils savent pas quoi faire, ils essaient de faire deux, trois boulots, ils ont pas de papiers… Bon.

Les gens de l’Aube dorée – c’est tragique – ont non seulement nettoyé les quartiers, mais quand quelqu’un se fait voler son sac, ou quand quelqu’un est propriétaire d’un appartement et qu’il y a des squats d’immigrés, eh bien il n’appelle plus la police, il appelle l’Aube dorée. Et non seulement ils nettoient l’appartement des immigrés, mais ils le repeignent, ils changent la serrure et ils vont le donner à tout le monde. […]

Leur salut n’est pas du tout celui de Hitler. Eux ils considèrent que c’est un salut grec antique. C’est une question de degrés. »

A l’approche des élections grecques, le travail de cette journaliste a toutes les chances d’être suivi de près.

B.G.

Voir l’émission en entier

Source: rue89.com

Ζήσε τον (ναζιστικό) μύθο σου στην Ελλάδα / Vis ton mythe (nazi) en Grèce

Des militants d’Aube dorée ont manifesté leur joie dimanche 17 juin. Μέλη της Χρυσής Αυγής πανηγυρίζουν την επιτυχία της οργάνωσής τους την περασμένη Κυριακή | AFP/SAKIS MITROLIDIS

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Juppé accuse Mélenchon de “relations sulfureuses” avec des personnalités se disant antisémites

Alain Juppé a accusé Jean-Luc Mélenchon d’entretenir des “relations sulfureuses” avec des personnalités se disant “antisémites”, comme le compositeur grec Mikis Theodorakis, voyant là un motif pour le PS de “s’expliquer” sur ses alliances avec l'”extrême gauche”. Mikis Theodorakis “affiche aujourd’hui sa foi antisémite. C’est un copain de Jean-Luc Mélenchon”, le leader du Front de gauche, “voilà, cela ne gêne pas le PS”, a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Inter. “Référez-vous aux déclarations de l’intéressé (Théodorakis) qui dit je suis antisémite et antisioniste”, a insisté l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a ajouté: “M. Mélenchon entretient des affinités sulfureuses avec des personnalités qui se disent antisémites”.

“Le PS ferait bien de s’expliquer sur ses alliances avec l’extrême gauche” car le Front de gauche appartient “évidemment” à l’extrême gauche, a souligné Alain Juppé, notant encore: “Quand on prône l’insurrection civique, la lutte des classes, piquer l’argent dans la poche des gens parce qu’ils sont riches…”

Source : TF1.fr, 12 juin 2012. (Via CICAD)

Evidemment Mélenchon avait fait son grand cinéma quand Jean-Marie Le Pen avait cité Brasillach…

[…]

Kosciusko-Morizet: “Est-ce que l’antisémitisme de gauche c’est mieux que l’antisémitisme de droite?”

Source: philosemitismeblog

Le radicalisme populiste en Grèce

par Andreas Pantazopoulos

Politologue, maître de conférence à l’Université Aristote de Thessalonique

Publication: 05/06/2012

La récente vague de radicalisme populiste qui s’est exprimée dans les urnes lors des élections parlementaires tenues en Grèce le 6 mai 2012 est hors du commun.

Le rejet du système politique, incapable de gérer une crise économique sans précédent, a été accompagné d’un grand refus des politiques dites d’austérité. Les deux “Mémorandums” signés, ces deux dernières années, entre la classe politique grecque et la “Troïka” (FMI, BCE, UE) a scindé la plupart des forces politiques entre deux camps antagonistes: les pro- et les contre-mémorandums.

Ce nouveau clivage social et politique a traversé presque toutes les formations politiques, surtout la famille politique de la droite (la “Nouvelle Démocratie”), mais aussi le parti de l’extrême droite grecque, le Laos-Alerte Populaire Orthodoxe, fondé au début des années 2000, et le parti de la gauche socialiste (le Pasok). On peut dire que le mouvement des “Indignés” grecs (été 2011) a été le prélude à ce qui a suivi, pour être finalement exprimé par les urnes: le rejet transpolitique et transclassiste d’un “système corrompu et clientéliste”, parfois même de la période de “metapolitefsis”, soit les années d’après 1974 (date de la chute de la dictature des colonels), quand le pays a vu pour la première fois ses institutions démocratiques bien consolidées, et même garanties par sa participation au club de l’Union européenne,ce qui a conduit toute la société à un niveau de vie très élevé, accompagné d’un esprit consumériste sans précédent et d’un individualisme conquérant. La responsabilité des élites dirigeantes (des socialistes et de la droite) est certes la principale pour un pays au bord de la faillite, mais elle ne saurait faire oublier celle de la gauche dite historique (communistes et gauche radicale), qui n’est guère moindre, en ce qu’elle a accepté, nourri et légitimé, à travers des revendications corporatistes, un modèle politique improductif et centraliste. […]