Profanation du Mémorial de l’Holocauste à Athènes

Le gouvernement grec a « fermement » condamné les actes de vandalisme de la nuit dernière

L'organisation d'extrême droite « Méandres des Nationalistes » a laissé ses symboles sur le monument. Via athjcom.gr

L’organisation d’extrême droite « Méandres des Nationalistes » a laissé ses symboles sur le monument. Via athjcom.gr

AFP / 31 octobre 2014

Le Mémorial de l’Holocause d’Athènes a été vandalisé dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris au bureau central de la communauté juive en Grèce, apparemment par une organisation antisémite, « Méandres des Nationalistes », qui a laissé ses symboles sur le monument.

Le monument situé dans le centre d’Athènes a été recouvert de graffitis bleus sur lesquels on peut lire le nom de l’organisation et d’un méandre, symbole nationaliste issu de la Grèce antique.

Le ministère des Affaires étrangères a « fermement » condamné la profanation du Mémorial.

« Ceci est un acte barbare qui touche l’histoire, non seulement de la communauté juive, mais de toute la nation grecque qui respecte et honore la mémoire des dizaines de milliers de Juifs grecs tragiquement tués dans les camps de concentration », a déclaré dans le communiqué le ministre, Evangelos Venizelos.

[…]

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NB: Il s’agit en effet de la deuxième profanation du Mémorial en 2014. La première est survenue en juin 2014.

Aube dorée. Le livre noir du parti nazi grec

Aux éditions Syllepse. Collection “Mauvais Temps”.

Parution: mai 2014

Auteur: Dimitris Psarras (journaliste et chercheur)

Traduit du grec et annoté par Panos Angelopoulos

Présentation de l’auteur

– Le drapeau nazi flottera-t-il à nouveau sur le Parthénon ?

 – Une « Phalange » transformée en parti politique

– Prolégomènes à un cauchemar

Dimitris_Psarras_aube_doreeViolences, persécutions raciales, assassinats, complicités policières et étatiques, «interventions» auprès des employeurs pour qu’ils licencient les travailleurs étrangers et embauchent des chômeurs grecs, banques alimentaires réservées aux «Grecs d’abord»…

La Grèce est devenue le premier pays d’Europe à accueillir dans son Parlement un parti ouvertement nazi ayant obtenu le score non négligeable de 7% des suffrages exprimés.

Le brouillard qui avait couvert le pays depuis l’éclatement de la crise économique et l’application d’une politique-antisociale inédite au nom du «Mémorandum», se combinait avec la nuée noire d’une organisation qui fait d’Adolf Hitler son idole et de la violence de rue sa méthode d’ascension.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment cette extrême droite grecque, décriée et marginale il y a quelques années encore, parvient-elle à présent à dicter l’agenda politique en imposant ses choix radicaux au système partisan ? Comment avons-nous pu oublier la dictature ? Comment est-il possible que des citoyens de villages martyrisés par la SS votent pour un parti nazi ? Comment est-il possible que nous tolérions la dérision de l’Holocauste dans un pays dont l’écrasante majorité des citoyens juifs a été exterminée dans les camps ?

Ce livre apporte une première analyse du phénomène Aube Dorée. Cette organisation a revêtu des formes multiples depuis sa première apparition publique. Pourtant, pendant trois décennies, son noyau dur est resté invariable. Nikolaos Michaloliakos, son chef,   avait 19 ans lorsqu’il a été accusé pour la première fois d’avoir commis un acte illégal. Au cours de ces années et malgré quelques modifications ou plutôt des travestissements organisationnels, l’orientation de l’organisation est restée inflexible et basée sur les mêmes principes idéologiques et politiques.

Cette orientation est facilement repérable dans les documents de l’organisation. Certains affirment qu’en dernière analyse, elle exprime d’une manière originale la réaction du peuple face aux mesures inhumaines imposées par le gouvernement et la Troïka. D’autres se déclarent stupéfaits des performances médiatiques de l’organisation quand, par exemple, elle organise des distributions des vivres ou des banques du sang «pour les Grecs d’abord».

Notre point de départ est tout à fait différent. Nous considérons que la transformation en parti politique bienséant d’un groupe nazi relève d’un grand scandale politique.

Si nous dressons ici un inventaire détaillé de l’idéologie, de l’histoire et de l’action de l’Aube Dorée, c’est pour décrypter ce qui se cache derrière les tee-shirts noirs et les gros bras des bataillons d’assaut de cette organisation.

 Dimitri Psarras
Source: syllepse.net
  • “A travers un important travail sur les textes fondateurs et les archives du journal de l’organisation néonazie, Dimitris Psarras décrypte en outre l’idéologie et le révisionnisme d’un mouvement qui, dans une tentative de normalisation, réfute aujourd’hui les discours qu’il tenait hier. Il analyse les liens de l’organisation avec certains prélats de l’église orthodoxe et démontre comment, « sous le vernis idéologique gréco-orthodoxe » l’on retrouve « le paganisme national-socialiste ». Tout est passé au crible : symboles, modus operanti, slogan, références à la Grèce antique, culture de la violence, discours… Jusqu’aux paroles des chansons du groupe « Pogrom » dont fait partie le député Artemis Mathaiopoulos, un summum d’antisémitisme et d’apologie du nazisme.” Amélie Poinssot : « Décrypter l’extrême droite néonazie grecque, avec Dimitris Psarras » (extrait), mediapart.fr, 11/06/2014
La couverture de l'édition grecque de l'étude de Dimitris Psarras.

La couverture de l’édition grecque de l’étude de Dimitris Psarras.

Grèce : les néonazis « nettoient » Athènes et font du « travail social »

Bêtise ou complaisance ? L’intervention de la journaliste Alexia Kefalas sur le plateau de « C dans l’air » du 22 mai est étonnante. La correspondante de France 24, du Figaro ou encore France Culture en Grèce a tout l’air de trouver que les néonazis d’Aube dorée se rendent utiles.

Pour elle, les ratonnades ont permis de « nettoyer » les quartiers athéniens et les squats d’immigrés. A plusieurs reprises, elle parle du « travail social » qu’ils mènent. Quant au salut rituel de ce parti, « ce n’est pas du tout celui de Hitler ». Car « eux considérent que c’est un salut grec antique ».

« L’Aube dorée est connue comme étant un groupe qui passe à tabac les immigrés dans les rues d’Athènes, qui ont nettoyé, entre guillemets, les places des vieux quartiers d’Athènes où des personnes âgées habitent et qui avaient peur de sortir de chez eux et qui, maintenant, se sentent rassurés. Il y a tellement eu de ratonnades dans ces quartiers que maintenant, les immigrés ont tellement peur qu’ils laissent tranquille tout le monde. Ils sont plus sur la place, ils sont plus sur les aires de jeux.

– Vous nous dites qu’ils ont eu un rôle social et ont été plus efficaces que la police ?

– Mais plus que tout en fait. […] [Les immigrés] se retrouvent dans les rues d’Athènes, et forcément ils ont leurs rites, leurs coutumes, ils savent pas quoi faire, ils essaient de faire deux, trois boulots, ils ont pas de papiers… Bon.

Les gens de l’Aube dorée – c’est tragique – ont non seulement nettoyé les quartiers, mais quand quelqu’un se fait voler son sac, ou quand quelqu’un est propriétaire d’un appartement et qu’il y a des squats d’immigrés, eh bien il n’appelle plus la police, il appelle l’Aube dorée. Et non seulement ils nettoient l’appartement des immigrés, mais ils le repeignent, ils changent la serrure et ils vont le donner à tout le monde. […]

Leur salut n’est pas du tout celui de Hitler. Eux ils considèrent que c’est un salut grec antique. C’est une question de degrés. »

A l’approche des élections grecques, le travail de cette journaliste a toutes les chances d’être suivi de près.

B.G.

Voir l’émission en entier

Source: rue89.com

Ζήσε τον (ναζιστικό) μύθο σου στην Ελλάδα / Vis ton mythe (nazi) en Grèce

Des militants d’Aube dorée ont manifesté leur joie dimanche 17 juin. Μέλη της Χρυσής Αυγής πανηγυρίζουν την επιτυχία της οργάνωσής τους την περασμένη Κυριακή | AFP/SAKIS MITROLIDIS

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Juppé accuse Mélenchon de “relations sulfureuses” avec des personnalités se disant antisémites

Alain Juppé a accusé Jean-Luc Mélenchon d’entretenir des “relations sulfureuses” avec des personnalités se disant “antisémites”, comme le compositeur grec Mikis Theodorakis, voyant là un motif pour le PS de “s’expliquer” sur ses alliances avec l'”extrême gauche”. Mikis Theodorakis “affiche aujourd’hui sa foi antisémite. C’est un copain de Jean-Luc Mélenchon”, le leader du Front de gauche, “voilà, cela ne gêne pas le PS”, a déclaré le maire UMP de Bordeaux sur France Inter. “Référez-vous aux déclarations de l’intéressé (Théodorakis) qui dit je suis antisémite et antisioniste”, a insisté l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a ajouté: “M. Mélenchon entretient des affinités sulfureuses avec des personnalités qui se disent antisémites”.

“Le PS ferait bien de s’expliquer sur ses alliances avec l’extrême gauche” car le Front de gauche appartient “évidemment” à l’extrême gauche, a souligné Alain Juppé, notant encore: “Quand on prône l’insurrection civique, la lutte des classes, piquer l’argent dans la poche des gens parce qu’ils sont riches…”

Source : TF1.fr, 12 juin 2012. (Via CICAD)

Evidemment Mélenchon avait fait son grand cinéma quand Jean-Marie Le Pen avait cité Brasillach…

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Kosciusko-Morizet: “Est-ce que l’antisémitisme de gauche c’est mieux que l’antisémitisme de droite?”

Source: philosemitismeblog

Le radicalisme populiste en Grèce

par Andreas Pantazopoulos

Politologue, maître de conférence à l’Université Aristote de Thessalonique

Publication: 05/06/2012

La récente vague de radicalisme populiste qui s’est exprimée dans les urnes lors des élections parlementaires tenues en Grèce le 6 mai 2012 est hors du commun.

Le rejet du système politique, incapable de gérer une crise économique sans précédent, a été accompagné d’un grand refus des politiques dites d’austérité. Les deux “Mémorandums” signés, ces deux dernières années, entre la classe politique grecque et la “Troïka” (FMI, BCE, UE) a scindé la plupart des forces politiques entre deux camps antagonistes: les pro- et les contre-mémorandums.

Ce nouveau clivage social et politique a traversé presque toutes les formations politiques, surtout la famille politique de la droite (la “Nouvelle Démocratie”), mais aussi le parti de l’extrême droite grecque, le Laos-Alerte Populaire Orthodoxe, fondé au début des années 2000, et le parti de la gauche socialiste (le Pasok). On peut dire que le mouvement des “Indignés” grecs (été 2011) a été le prélude à ce qui a suivi, pour être finalement exprimé par les urnes: le rejet transpolitique et transclassiste d’un “système corrompu et clientéliste”, parfois même de la période de “metapolitefsis”, soit les années d’après 1974 (date de la chute de la dictature des colonels), quand le pays a vu pour la première fois ses institutions démocratiques bien consolidées, et même garanties par sa participation au club de l’Union européenne,ce qui a conduit toute la société à un niveau de vie très élevé, accompagné d’un esprit consumériste sans précédent et d’un individualisme conquérant. La responsabilité des élites dirigeantes (des socialistes et de la droite) est certes la principale pour un pays au bord de la faillite, mais elle ne saurait faire oublier celle de la gauche dite historique (communistes et gauche radicale), qui n’est guère moindre, en ce qu’elle a accepté, nourri et légitimé, à travers des revendications corporatistes, un modèle politique improductif et centraliste. […]

Ce fasciste qui fait trembler la Grèce

Nikos Michaloliakos a accepté de poser, en compagnie de sa femme, Eleni Zaroulia, dans son bureau de campagne, sis au deuxième étage d’un duplex loué par le parti à Athènes. Sous ses airs débonnaires, le leader d’Aube dorée a un programme aux relents des années 30. Photo Blaise Kormann

La percée du parti néonazi l’Aube dorée et de son leader Nikos Michaloliakos inquiète les démocrates du monde entier. Cette montée du fascisme nourrie par la pauvreté plonge les Grecs dans l’angoisse et fait ressurgir les pires démons dans un pays encore traumatisé par la dictature des colonels. Enquête.

Par Christian Rappaz – Mis en ligne le 23.05.2012

[…]

Dans l’interview qu’il nous a accordée, le chef du groupe parlementaire néonazi élu le 6 mai dernier a une fois encore répété les propos négationnistes (en Grèce, le négationnisme n’est pas condamnable), racistes et homophobes qu’il colporte depuis qu’il a fondé son parti, en 1983.

Lors d’une récente interview, vous avez nié l’existence des fours crématoires et des chambres à gaz et mis en doute le camp de la mort d’Auschwitz. Confirmez-vous ces propos?

Je ne sais rien de cette histoire. Quand Hitler est mort, je n’étais pas né. Tout ce que je peux dire, c’est que l’Holocauste, c’est de la propagande. Des historiens sans aucun lien avec le nazisme l’ont dit avant moi.

Vous confirmez donc ces propos?

J’ai parlé de ces choses. Je le redis, l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs et se résume souvent à un tissu de mensonges et de propagande. Si Hitler était un ennemi de la nation grecque, pour son peuple, c’était un grand leader.

Parler en ces termes de l’Holocauste est choquant… (Il nous coupe brutalement la parole.)

Stop Holocaust! Finish!

On dit que votre parti n’accepte que des Grecs de souche…

Parmi nos militants actifs, nous avons deux membres dont les épouses sont l’une Américaine et l’autre Roumaine. Nous sommes ouverts.

Mais les militants sont Grecs de souche?

Il faut au moins deux à trois générations pour pouvoir revendiquer la nationalité grecque. C’est le sens de notre slogan «Sang et honneur». Certains disent que nous sommes racistes, je n’ai aucun problème avec ça.

Racistes, antisémites et homophobes…

Les homosexuels ne sont pas des gens normaux. Si je l’étais, je n’en serais pas fier. Peut-être y en a-t-il au sein du parti. Une chose est sûre: celui qui se déclarerait ouvertement pédé (sic) ne serait pas le bienvenu parmi nous.

Difficile, avec un tel discours, de réfuter les termes de néonazi et de fasciste…

Ecoutez, nazi est un mot allemand et fasciste un mot italien. Moi, je suis Grec. Un nationaliste et un patriote grec. Et je vous rappelle que lors des deux guerres mondiales, la Grèce appartenait au camp des Alliés. Et qu’a-t-elle reçu en retour pour sa loyauté? Rien. Quand je vois comment la Turquie est favorisée par les Occidentaux, je suis dégoûté.

Malgré vos efforts pour lisser un peu votre image, la presse grecque continue à vous surnommer le Führer…

C’est ridicule. Führer est aussi un mot allemand. Il ne me représente pas.

Tant dans vos écrits qu’à travers les symboles de votre parti, à commencer par son emblème, les références au nazisme ne manquent pourtant pas…

L’emblème du parti n’a rien à voir avec la croix gammée comme l’affirment certains. Il fait référence à un idéogramme de la Grèce antique. Quant à mes articles, ils sont plus philosophiques que politiques. J’en ai fait quelques-uns en rapport avec la pureté de la race, d’autres sur le message de paix instillé par Rudolf Hess en 1941 (ndlr: l’un des inspirateurs du nationalsocialisme aux côtés de Hitler). Je ne regrette rien.

Quelle est votre position par rapport à Israël?

Israël est loin de la Grèce. Nous n’avons rien en commun avec ces gens-là.

[…]

via illustre.ch: PARTI NÉONAZI EN GRÈCE: CE FASCISTE QUI FAIT TREMBLER LA GRÈCE

“La Toile brune”, un essai d’Øyvind Strømmen aux éditions “Actes Sud”

Présentation de l’éditeur:

La Toile brune, d’Øyvind Strømmen, paraît le 4 avril dans la collection Questions de société, éditions Actes Sud.

Le 22 juillet 2011, jour des attentats d’Oslo et d’Utøya qui coûtent la vie à 77 personnes, la presse internationale fait fausse route en soupçonnant immédiatement un acte terroriste islamiste fomenté dans la mouvance d’Al-Qaida.

Øyvind Strømmen, quant à lui, auteur de cette enquête fouillée et passionnante sur un réseau dont on parle peu, n’a pas été surpris de découvrir que le terroriste, Anders Behring Breivik, était un partisan fervent de la nouvelle extrême droite européenne.

Dans cet essai, Øyvind Strømmen décortique la rhétorique des différents mouvements européens, analyse la stratégie du “loup solitaire” qui dissimule toute une meute, et démonte les mythes que les “maîtres à penser” de cette mouvance diffusent sur Internet dans le but d’attiser la haine. Il alerte face à la multiplication des actes de violence commis en Europe pour la seule raison que la victime n’était pas “blanche” — mais rappelle aussi que les nouvelles cibles de la fachosphère sont les acteurs politiques qui “encouragent” l’immigration.

Au-delà d’une expertise précieuse qui permet d’identifier La Toile brune, Strømmen pointe le climat politique, économique et social qui, dans nombre de pays européens, fait le lit de l’extrémisme de droite et de son cortège de violences. Øyvind Strømmen, né en 1980, est un journaliste norvégien, expert de la fachosphère qui sévit en Europe.

  • Si vous souhaitez lire un extrait du livre, cliquez ici.

Grèce: le chef néonazi élu nie l’existence des chambres à gaz / Griechischer Neo-Nazi bestreitet Holocaust

“Auswitch, quoi Auswitch? Je n’y suis pas allé. Que s’y est-il passé? Vous y étiez-vous?” a feint de s’interroger Nikos Mihaloliakos. C’est la première fois depuis son succès électoral du 6 mai dernier que Nikos Mihaloliakos tient publiquement des propos négationnistes. Le chef du groupe grec néonazi Chryssi Avghi (Aube dorée) propulsé au parlement par le scrutin du 6 mai a nié l’existence des chambres à gaz lors d’un entretien télévisé, s’attirant une protestation du gouvernement dans un pays où le négationnisme n’est pas poursuivi. “Auschwitz, quoi Auschwitz? Je n’y suis pas allé. Que s’y est-il passé? Vous y étiez-vous?” a feint de s’interroger Nikos Mihaloliakos, selon la vidéo d’une émission diffusée dimanche soir par la chaine privée Méga. “Il n’y avait pas de fours, ni de chambres à gaz, c’est un mensonge”, a-t-il ajouté. Il a aussi affirmé avoir “lu beaucoup de livres mettant en doute le chiffre de six millions de juifs” exterminés par les nazis. Hitler, “grande personnalité historique” C’est la première fois depuis son succès électoral que Nikos Mihaloliakos tient publiquement des propos négationnistes. Chryssi Avghi a conquis 6,9% de l’électorat (21 députés) en jouant sur la colère des Grecs face à l’austérité et leurs réflexes xénophobes. Leur chef a aussi réitéré tenir Hitler pour “une grande personnalité historique du 20ème siècle”. “Je ne dis pas ‘heil’ tout simplement car c’est quelque chose qu’on dit pour quelqu’un de vivant”, a-t-il répondu au journaliste qui lui demandait s’il maintenait un appel à proférer le salut nazi qu’il avait signé en 1987.

via l’express_: Grèce: le chef néonazi élu nie l’existence des chambres à gaz

siehe auch: Negó el Holocausto el jefe del partido neonazi que llegó al Parlamento griego. “¿Auschwitz, qué Auschwitz? Yo no he ido. ¿Qué ocurrió allí?”, respondió en una entrevista el titular de Aurora Dorada. El jefe del partido neonazi griego Aurora Dorada, que consiguió su lugar en el Parlamento en los comicios del 6 de mayo, negó la existencia de las cámaras de gas nazis en una entrevista concedida a la televisión, lo cual provocó una protesta del gobierno en un país donde el negacionismo no es un delito. “¿Auschwitz, qué Auschwitz? Yo no he ido. ¿Qué ocurrió allí? ¿Usted estaba allí?”, le preguntó Nikos Mihaloliakos, según el video de una emisión difundida por la cadena privada Mega. “No hubo ni hornos, ni cámaras de gas, es una mentira”, agregó el dirigente. También dijo haber “leído muchos libros que ponen en duda la cifra de seis millones de judíos” exterminados por los nazis. Es la primera vez desde las elecciones que Mihaloliakos hace públicamente declaraciones negocionistas; Griechischer Neo-Nazi bestreitet Holocaust. Der Chef der griechischen Neo-Nazi-Partei Nikos Mihaloliakos bestreitet den Holocaust. Zu Finanzkrise, gescheiterter Regierungsbildung und Neuwahlen, macht nun auch noch die Neo-Nazi-Partei Griechenlands von sich reden. Parteichef Michaloliakos bestreitet die Existenz von Gaskammern in der NS-Zeit und verehrt Hitler. Der Chef der neuerdings im griechischen Parlament vertretenen Neonazi-Partei Chryssi Avghi (Goldene Morgenröte), Nikos Michaloliakos, hat die Existenz von Gaskammern in den Konzentrationslagern des Zweiten Weltkrieges bestritten. Es habe keine Öfen zur Einäscherung und keine Gaskammern gegeben – „das ist eine Lüge“, sagte Michaloliakos in einem Fernsehinterview, das am Dienstag als Video abrufbar war. Er habe „zahlreiche Bücher“ gelesen, in denen die Zahl von sechs Millionen ermordeter Juden in der Nazizeit in Zweifel gezogen werde, fügte er hinzu. (…) Regierungssprecher Pantelis Kapsis verurteilte Michaloliakos´ Aussagen als „Geschichtsklitterung“ und Verunglimpfung von Millionen Holocaust-Opfern. Er erinnerte daran, dass unter den Holocaust-Opfern auch zehntausende griechische Juden seien; Neonazi in Grieks parlement: “Auschwitz, gaskamers en ovens waren leugen”. De leider van de Griekse neonazistische partij Chryssi Avghi (Gouden Dageraad), die door de verkiezingen van 6 mei in het parlement is geraakt, heeft tijdens een televisiegesprek het bestaan van de gaskamers ontkend. Intussen wordt de crisis nog groter, aangezien de vorming van een regering mislukt is. Nieuwe verkiezingen worden waarschijnlijk gehouden op 17 juni. “Auschwitz, welk Auschwitz? Ik ben er nooit geweest. Wat is er gebeurd? Bent u er geweest?”, vroeg partijleider Nikos Mihaloliakos zich af in een uitzending zondagavond op de commerciële zender Méga. “Er waren geen ovens, geen gaskamers, dat is een leugen”, voegde hij eraan toe. Hij zei ook dat “hij vele boeken heeft gelezen waarin het cijfer van zes miljoen door de nazi’s uitgeroeide joden” in twijfel wordt getrokken.

[via dokmz.wordpress.com/2012/05/15/grece-le-chef-neonazi-elu-nie-lexistence-des-chambres-a-gaz/]

Nikos Michaloliakos: “There were no gas chambers in the concentration camps” / “Il n’y a jamais eu de chambres à gaz dans les camps de concentration”

MEGA TV, “Protagonistes”, May 13, 2012, Greece: Nikos Michaloliakos, the leader of the Greek ultra-nationalist party “Golden Dawn”, which occupied 21 seats in the Greek parliament during the elections of May 6, 2012, answers to questions about Hitler, the Holocaust and WW-II to the journalist Stavros Theodorakis.

Le négationnisme est une méthode rhétorique et un discours dont le postulat et la conclusion sont identiques au premier point ci-dessous, et consiste en l’affirmation répétée de ce premier point, simultanément ou non avec les cinq autres :

1. Il n’y a pas eu de génocide et l’instrument qui le symbolise, les chambres à gaz, n’a jamais existé.

2. La « solution finale » n’a jamais été que l’expulsion des Juifs en direction de l’Est européen, le « refoulement ».

3. Le chiffre des victimes juives du nazisme est beaucoup plus faible qu’on ne l’a dit. Si faible qu’il devient “clair” qu’aucun génocide ni aucune tentative de génocide n’ont eu lieu, que jamais l’Allemagne nazie n’a entrepris un tel génocide.

4. L’Allemagne hitlérienne ne porte pas la responsabilité majeure de la Seconde Guerre mondiale. Elle partage cette reponsabilité, par exemple, avec les Juifs, ou même elle n’a pas de responsabilité du tout.

5. L’ennemi majeur du genre humain pendant les années trentre et quarante n’est pas l’Allemange nazie, mais l’URSS de Staline et le bolchevisme. Il y a d’ailleurs une quasi identité entre bolchevisme et judaïsme.

6. Le génocide est une invention de la propagande alliée, principalement juive, et tout particulièrement sioniste, que l’on peut expliquer aisément, mettons, par une propension des Juifs à donner des chiffres imaginaires, mais aussi par leur volonté d’en tirer un profit financier.

Source: www.phdn.org