Le parti néo-nazi grec menace une journaliste de mort

Publié le 8 mai 2012

Le parti grec d’extrême droite Chryssi Avgi a prononcé des menaces non dissimulées à l’encontre d’une éminente journaliste grecque. Tenue au courant de la situation hier, la Commission européenne a réaffirmé son engagement envers le respect de la liberté de la presse, mais a renvoyé la balle dans le camp des autorités grecques.

Le parti Chryssi Avgi (Aube dorée) a remporté 6,97 % des votes et 21 sièges au parlement grec lors des élections législatives de ce dimanche (voir « Contexte »). Cette formation politique a proféré des menaces de mort à l’encontre de Xenia Kounalaki, rédactrice du département d’actualité étrangère de l’éminent journal grec Kathimerini. Ces menaces ont déclenché une série de réactions quant à la résurgence de l’extrémisme néonazi.

Le 12 avril dernier, Mme Kounalaki a rédigé un article d’opinion, dans lequel elle a affirmé que les médias grecs devraient ignorer Chryssi Avgi, dont elle a qualifié les membres de brutes nazies. Selon elle, le parti n’aurait pas dû être autorisé à participer au scrutin.

La réponse de Chryssi Avgi ne s’est pas fait attendre : un article de 2500 mots révélant de nombreux détails de la vie personnelle et professionnelle de Mme Kounalaki et mentionnant sa fille sans raison apparente a été publié sur le site Internet du parti.

« Kommt Zeit, kommt Rat, kommt Attentat! », a écrit l’auteur anonyme de cet article. Toute personne comprenant l’allemand, comme Mme Kounalaki (née à Hambourg), sait qu’il s’agit d’une menace de mort à peine dissimulée.

« Je ne pense pas qu’ils se montreront violents avec moi physiquement et je n’ai pas peur d’eux. Mais le fait que bon nombre de mes amis et collègues, et même la police grecque, m’aient conseillé d’arrêter d’écrire des articles contre eux pour l’instant est une première victoire pour les membres de Chryssi Avgi. C’est l’objectif de leur campagne de peur. Pousser les journalistes à les laisser tranquilles et à écrire sur d’autres sujets », a expliqué Mme Kounalaki à EurActiv. […]

  • Lire la suite sur euractiv.com.
  • A signaler que d’autres journalistes ont également reçu des menaces de mort, à l’instar de Niko Ago.
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